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Le Québec en transports en commun

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Le Québec en transports en commun  Empty Le Québec en transports en commun

Message par Eleni13 Jeu 9 Déc 2021 - 6:31

Bonjour à tous !

 
Voici le premier carnet de voyage que j’avais rédigé en 2016 sur un autre forum. Je vais le poster en plusieurs messages.

 

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« Je reviendrai à Montréal »…. Il y a deux ans, en rentrant d’un premier voyage au Québec, j’écoutais en boucle la chanson de Robert Charlebois, avec une seule idée en tête : repartir au plus vite ! Vous l’aurez compris, j’avais eu un gros coup de cœur pour « la belle province ».

Seulement, j’avais un problème : je déteste conduire, je n’ai pas conduit depuis plus de dix ans, et je n’avais aucune envie de louer une voiture. Or, - et je l’ai bien compris - en Amérique, la voiture est reine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, pendant les quinze jours de mon premier voyage, je n’avais visité que Montréal et Québec (et aussi parce que j’aime bien prendre mon temps…).
Devais-je pour autant me priver d’un beau voyage ? Pas question ! Grâce à Internet, j’ai donc essayé de devenir une experte sur les itinéraires, les jours de passage et les horaires des autobus québecois et, en combinant les trajets proposés par Orléans Express et Intercar, j’ai élaboré mon projet pour un voyage en juillet-août 2016.

Mon voyage a duré environ trois semaines (24 juillet-16 août). Pour l’avion, j’avais trouvé quelques mois auparavant une super-promotion sur Air France (495 euros AR). Même en ajoutant un aller-retour Toulouse-Paris, le tarif était beaucoup plus intéressant qu’un vol direct par Air Transat.

Et maintenant, je vais tenter d’écrire mon premier carnet de voyage, en espérant qu’il pourra être utile à ceux qui, comme moi, ont envie d’utiliser les transports en commun.

J1. Dimanche 24 juillet : arrivée à Montréal.
C’est le retour à Montréal, après un vol sans histoire. J’ai un bref moment d’affolement en voyant la longueur de la file d’attente pour les contrôles mais finalement, tout va très vite. Quelques questions rapides (mais non, je n’ai ni fromage, ni foie gras dans mes bagages ; mais oui, je voyage seule), et je me dirige vers le panneau « sortie » en me réjouissant de ne pas avoir de bagages à récupérer. J’aime voyager léger et je n’ai pris qu’une valise cabine.
Un arrêt à la borne du 747 pour acheter un ticket valable 24 heures (10 dollars), un trajet en bus (avec un air de déjà vu : j’essaie de retrouver mes repères), la gare des autocars (en travaux) et me voilà devant l’hôtel « Le jardin d’Antoine », au 2024 rue Saint-Denis. Pas besoin de sortir le plan : je suis en terrain de connaissance, puisque j’ai retenu une chambre dans le même hôtel qu’il y a deux ans. Tiens, j’avais juste oublié que la climatisation faisait un bruit d’enfer.

De toutes façons, je ne m’attarde pas dans la chambre. Il est 19h30 (1h30 du matin en France) et il ne faut surtout pas que je m’endorme tout de suite. Je pars donc faire un tour dans le Vieux Montréal…. en travaux : rue Saint-Paul, Notre-Dame-du-Bon Secours, Marché Bonsecours, Basilique Notre-Dame, place Jacques Cartier. Et je remonte vers mes pénates en passant par le quartier chinois et le palais des Congrès, avant de faire un petit détour jusqu’à un endroit que j’aime beaucoup, le Carré Saint-Louis. Grosse déception : mon restaurant favori, la Bulle au carré n’existe plus, et a été remplacé par un restaurant appelé « Poutine Hippi » ! Tant pis ! De toutes façons, un pique-nique suffira et il est temps de regagner l’hôtel. Le décalage horaire se fait sentir, et j’ai prévu de rester encore un jour et une nuit à Montréal. Au programme de demain : promenade et photos dans Montréal.
 
J2. Lundi 25 juillet : Montréal.
La nuit a été rude. D’abord, vers 1 heure du matin, j’ai fini par arrêter la climatisation et son ronflement tonitruant. Ensuite, une heure plus tard, c’est le radio-réveil qui s’est déclenché de façon intempestive…. Mais qui donc avait pu avoir l’idée de le régler à une heure pareille ? Et évidemment, décalage horaire aidant, je me réveille avant 6 heures, sans pouvoir me rendormir. Autant dire que ce matin, je suis un peu dans le brouillard !

Tant pis ! Ce n’est pas grave. Je suis en vacances et je suis à Montréal : c’est l’essentiel. Je profite de l’heure matinale pour faire une petite révision sur l’histoire du Québec puis, après un bon déjeuner (avec une mention spéciale pour la confiture de framboise), je pars pour une journée de retrouvailles et de repérages dans les rues de Montréal.

Première étape, la gare des autocars près de l’hôtel : il faut que j’achète un  aller-retour pour Québec. Là, c’est la partie la plus facile de ce voyage en transports en commun : entre Montréal et Québec, il y a des bus toutes les heures et tous les jours. De plus, comme je l’avais vu sur le site d’Orléans Express, le système a changé par rapport à mon voyage précédent. En 2014, les billets étaient non nominatifs et pouvaient être utilisés à n’importe quel horaire. Il valait donc mieux arriver en avance pour se mettre dans la file d’attente. Comme me l’avait dit à l’époque l’employée qui m’avait vendu le ticket : « premier arrivé, premier servi ! ». Maintenant, c’est beaucoup mieux : les billets sont nominatifs, il faut choisir le jour et l’heure du bus et on est assuré d’avoir une place à l’horaire choisi. Il est aussi possible d’acheter en ligne, et il y a des tarifs différents suivant les horaires. J’avoue que mon choix se fera plus en fonction de l’horaire que du prix : l’aller-retour me coûte 96, 50 dollars, mais il est certainement possible de payer moins cher.

Deuxième étape : la librairie Archambault de la rue Sainte-Catherine pour un premier repérage. Je suis fan de romans québécois et, grâce à une collègue, je suis partie avec une liste de suggestions de lecture. Et, en plus, j’ai déjà mes auteurs favoris dont j’achèterais volontiers quelques nouveaux livres. Mais, pour le moment, je me contente de regarder les titres disponibles : je ne vais pas me charger tout de suite.

Et ensuite… la météo vient contrarier mes projets : à la place de la promenade-photo que j’avais envisagée, je vais passer une grande partie de la journée à foncer dans les boutiques de la rue Sainte-Catherine, au centre Eaton, dans les Cours Mont-Royal, dans le métro ou dans la ville souterraine pour m’abriter d’une pluie torrentielle ! Autre possibilité de repli en cas désespéré : les porches de la rue Saint-Paul, le Palais des congrès ou la boutique de Noël de la rue Notre-Dame (tiens ! elle a changé de place !).

Heureusement, au centre Infotouriste près du square Dorchester, non seulement je récupère beaucoup de documentation intéressante pour la suite de mon voyage, mais je découvre que, contrairement à la plupart des musées de Montréal, le Musée des Beaux-Arts est maintenant ouvert le lundi. Je décide donc d’aller y visiter l’exposition sur Pompéi, dont j’avais vu l’affiche hier à l’hôtel : une exposition très intéressante, avec des fresques, des mosaïques et des statues du Musée de Naples. Il y a même quelques olives et quelques figues calcinées dans l’éruption du Vésuve. Je réussis à faire quelques photos, mais c’est difficile à cause des reflets de lumière. 


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La journée se termine pendant que des trombes d’eau se déversent toujours dans les rues mais, malgré cette météo désastreuse, j’ai quand même l’impression d’avoir retrouvé Montréal et de continuer à « m’approprier » la ville : je me sens vraiment chez moi. J’espère simplement qu’il fera meilleur demain...
À suivre...
#carnet  #carnet-québec


Dernière édition par Eleni13 le Sam 7 Mai 2022 - 12:47, édité 15 fois
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Message par Eleni13 Ven 10 Déc 2021 - 21:46

Bonjour,


Les photos ont maintenant été ajoutées dans ce carnet. Bonne lecture!
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Message par Eleni13 Dim 12 Déc 2021 - 19:08

Bonjour,


J'ai réduit la dimension des photos. J'espère que la lecture sera plus facile ainsi....
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Message par Deborah Dim 12 Déc 2021 - 22:37

Bonjour

j'ai réussi à "forcer" la réduction des photos pour tout le forum, cela va simplifier le travail des membres 

par contre les posts trop longs alourdissent considérablement le chargement des pages, il faudrait diviser tes messages en plusieurs messages successifs te  répondant toi même pour poster la suite.

Fais aussi attention à ne pas mettre 3 ou 4 photos presque similaires (les écureuils, le ciel et l'eau...). 

En tous cas on a une bonne impression de ton voyage et de ce u'on peut voir au Québec Smile
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Message par Eleni13 Dim 12 Déc 2021 - 22:48

Bonjour,

Diviser en plusieurs messages, c'est ce que j'ai fait pour mon autre carnet et que je ferai à l'avenir. Là, c'était mon premier essai et je n'y ai pas pensé: désolée!

En revanche j'assume totalement ma fascination pour le Saint-Laurent et les jeux de reflets et de lumière sur les eaux et dans le ciel .... Smile
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Message par Deborah Dim 12 Déc 2021 - 23:06

rebonjour

tu peux encore diviser tes messages en plusieurs:

tu EDITES et tu coupes une partie, puis tu fais REPONDRE et tu la repostes plus bas c'est vraiment simple Smile
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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:10

J3. Mardi 26 juillet : Montréal-Québec.
Cette fois, j’avais pris la précaution d’éteindre la climatisation avant de me coucher et, même si je me réveille très tôt à cause du décalage horaire (5h30), la nuit a été bien meilleure que la précédente. Après le check-out, je n’ai plus qu’à laisser ma valise à l’hôtel avant de partir pour une petite promenade matinale. Le soleil est enfin revenu, malgré quelques nuages encore présents dans le ciel.


 Direction d’abord le Carré Saint-Louis, toujours aussi beau, avec sa fontaine qui brille sous le soleil, les couleurs chatoyantes des arbres et les superbes maisons qui l’entourent.
 

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Et pour une fois, il n’y a pas de voiture garée devant ma maison préférée.
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Ensuite, mes pas me mènent au parc La Fontaine … et à ses écureuils bien sûr ! Comme je l’ai lu sur je ne sais plus quel site avant de partir : comment reconnaître les Français à Montréal ? Ce sont ceux qui photographient les écureuils. Eh bien ! je plaide coupable. Les écureuils sont vraiment trop mignons et, après tout, je n’ai pas l’habitude d’en croiser à Toulouse !
Le Québec en transports en commun  6-p10512



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En tous cas, j’aime toujours autant le parc la Fontaine, son lac et surtout son atmosphère apaisante. Un endroit idéal pour se promener et apprécier le calme, loin de la foule qui magasine sur la rue Sainte-Catherine. Et, pour les Français, une petite précision : le nom de ce parc, créé au début du 20e siècle, n’a rien à voir avec un fabuliste bien connu. J’avoue m’être moi-même posé la question et  avoir appris que Louis-Hippolyte La Fontaine a est un ancien premier ministre du Canada, au 19e siècle, et un défenseur de la langue française.
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Et, après les écureuils, la baleine : il s’agit d’une réplique miniaturisée de la baleine du Jardin des Merveilles, jardin fermé, je crois, depuis la fin des années 80. C’était une attraction où on pouvait, paraît-il, entrer dans la bouche de la baleine pour voir des aquariums.
Le Québec en transports en commun  9-p10511


Il est maintenant temps de récupérer ma valise et de me diriger vers la gare des autocars pour déjeuner (ou plutôt dîner) rapidement avant de prendre le bus de 13h à destination de Québec. D’ailleurs, au buffet de la gare, je fais bien rire la serveuse en lui commandant une « tarte salée » : ici, m’explique-t-elle, on ne dit pas « tarte salée » mais « quiche ». Mais, ajoute-t-elle en parlant de la formule que j’ai employée, « c’est mignon ». Au moins, je le saurai pour la prochaine fois ! Tant que j’y suis, je profite aussi de mon passage à la gare pour acheter mon billet Québec-Chicoutimi pour demain. Je n’ai pas noté le prix, mais c’était, je pense, entre 35 et 40 dollars.

 
Le bus part à l’heure et, trois heures plus tard, aux alentours de 16 heures, j’arrive à Québec, au terminus de la gare du Palais. Le but de cette étape d’une nuit à Québec était d’éviter un trop long trajet en bus le même jour. Une promenade le matin dans Montréal, trois heures de bus, une promenade dans Québec, une nuit à l’hôtel, et un départ le lendemain pour Chicoutimi : voilà un programme nettement plus agréable qu’une journée entière dans un autocar (ou dans une voiture, d’ailleurs). Et j’ai bien sûr prévu de m’arrêter plus longuement à Québec au retour.


Et c’est parti pour la montée (plutôt raide !) vers l’hôtel Château Fleur de Lys, avenue Sainte-Geneviève, derrière le Château Frontenac. Installation rapide à l’hôtel et je pars redécouvrir la ville haute de Québec. J’ai l’impression d’apprécier encore plus que la dernière fois : que c’est beau ! Un petit tour bien sûr à la librairie Pantoute, et aussi dans la partie de la rue Saint-Jean « hors les murs », vers l’église Saint-Jean Baptiste. J’aime beaucoup ce quartier, avec ses enseignes pleines de fantaisie. 
Deux nouvelles pour ma collection:
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Et, rien que pour le plaisir, mon enseigne préférée en 2014. Il s’agit d’un magasin de vaisselle:
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Comme je n’ai pas résisté à une « glace molle » au Musée du chocolat, je n’ai plus très faim pour le souper. Je vais donc me contenter d’une pomme mais la frugalité du repas est largement compensée par la beauté du cadre : je m’installe sur un banc de la terrasse Dufferin, pour admirer les nuages qui prennent des teintes rosées sur le Saint-Laurent, l’île d’Orléans et le château Frontenac.
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À suivre...


Dernière édition par Eleni13 le Mar 14 Déc 2021 - 11:49, édité 1 fois
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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:11

J4. Mercredi 27 juillet : Québec-Chicoutimi.
 
 
Ce matin, je quitte l’hôtel pour me rendre à pied à la gare du Palais, où j’ai juste le temps de boire un expresso avant de monter, à 10h30, dans le bus Intercar en direction de Chicoutimi. Chez Intercar, les tickets sont sans indication de date et valables pour n’importe quel bus. Le trajet va durer 2h30 et traverser de magnifiques paysages : le parc de la Jacques Cartier, puis la réserve faunique des Laurentides.
 
13h : comme prévu, c’est l’arrivée à Chicoutimi. La gare Intercar, située au 55 de la rue Racine, est minuscule, mais il y a quand même un restaurant, où je m’installe pour dîner. Pas un seul autre touriste en vue bien sûr, mais il s’agit d’un restaurant d’habitués, peut-être des gens qui travaillent dans le quartier. Et je ne tarde pas à me rendre compte que l’accent du Saguenay est beaucoup plus prononcé que tout ce que j’ai pu entendre jusqu’à maintenant, à Montréal ou à Québec. D’ailleurs, quand je demande à la serveuse ce qu’est un « pogo » (une saucisse, si j’ai bien compris), j’ai l’impression qu’elle me prend pour une visiteuse débarquée de la planète Mars !
 
Pendant que je mange, il se met brusquement à tomber des cordes. J’apprendrai plus tard que, ce jour-là, d’énormes grêlons ont endommagé des voitures et des habitations dans l’arrondissement voisin de La Baie. Le repas terminé, je profite donc d’une brève accalmie pour me diriger vers l’Auberge Racine, au 334 de la même rue. J’y ai réservé une chambre à cause de sa proximité avec la gare, et aussi en me fiant aux avis positifs lus sur Internet. J’arrive juste à temps, avant la reprise d’une pluie torrentielle. En principe, il est trop tôt pour le check-in, mais ma chambre est prête et l’accueil très sympathique : l’hospitalité québécoise ! Je m’installe donc, à l’étage de la réception, dans la chambre François-Ovide. L’auberge a en effet été construite il y a 150 ans par l’un des premiers notaires de la ville, Ovide Bossé (d’où l’appellation La Maison Bossé), dont l’un des fils, notaire lui aussi, s’appelait François-Ovide. Les quatre chambres portent donc le nom d’un membre de la famille. Quant au patron, Joseph, il est aussi le propriétaire de « Fjord et monde », qui organise des excursions dans la région : bus le matin sur la rive Sud du fjord, et croisière l’après-midi, avec les Croisières du fjord. Je n’ai pas réservé depuis la France, préférant choisir le jour en fonction de la météo, puisque je reste quatre nuits à Chicoutimi. Ce sera demain, j’espère. J’ai jusqu’au petit déjeuner pour prévenir Joseph.
 
Une demi-heure plus tard, la pluie se calme et le soleil apparaît. Me voilà partie vers la rivière Saguenay, le long de laquelle a été aménagée une promenade très agréable au bord de l’eau, avec une belle vue sur la passerelle Saint-Anne, qui permet de rejoindre à pied ou en vélo le village de Sainte-Anne, sur la rive Nord.
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Ensuite, je longe les boutiques et les restaurants de la rue Racine, avant d’aller jeter un coup d’œil à la cathédrale Saint-François Xavier, reconstruite au début du 20e siècle et dominant la ville de Chicoutimi.
 
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De l’autre côté de la rue, se trouve un ancien bureau de poste en granit rose, de style Second Empire, mais datant lui aussi du début du 20e siècle.
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Et ensuite, c’est parti pour la chasse au pique-nique : quand je voyage seule, j’aime bien pique-niquer le soir. Mais cette fois, j’ai l’impression qu’il n’y a pas un seul supermarché au centre-ville. Et pourtant, j’ai demandé à plusieurs personnes. En fait, je finirai par en dénicher un …mais pas aujourd’hui ! Je me rabats donc sur un Subway et quelques courses au Jean Coutu de la rue Racine, avant de retourner le long de la rivière Saguenay, pour admirer le coucher du soleil sur la passerelle Sainte-Anne.
 
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Dernière édition par Eleni13 le Mar 14 Déc 2021 - 11:50, édité 1 fois
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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:12

J 5. Jeudi 28 juillet : Fjord du Saguenay.
 
 
Sitôt levée, je me hâte de vérifier la météo du jour : d’après la chaîne météo, soleil et prévision de pluie à seulement 30%. La croisière sur le fjord, ce sera donc pour aujourd’hui. Mais auparavant, je vais tester le petit déjeuner, différent tous les jours, paraît-il. Aujourd’hui, yaourt aux poires et aux noix, « cocon d’amour » (œufs-tomate-courgette), toasts à la confiture de framboise, et jus de pommes du Canada. Un délice : j’ai presque hâte de découvrir le menu de demain….
 
Un peu avant 9h15, le petit bus « Fjord et Monde » quitte son point d’arrêt devant l’Office du tourisme, situé non loin de l’auberge et, après une brève halte à La Baie pour que quelques autres personnes puissent monter, il prend la route 170, sur la rive Sud du fjord. Aujourd’hui, le guide, c’est Joseph lui-même et, sur la vingtaine de passagers, il n’y a qu’une autre Française. Tous les autres sont Québécois et l’atmosphère est très familiale : il y a même la maman et les deux tantes de Joseph. D’ailleurs, l’une d’elles change volontairement de place pour venir discuter avec moi. 
 
Quant à Joseph, il est véritablement passionné par sa région, « la plus belle du Québec », « la plus belle du Canada », « la plus belle du monde » ! Et c’est un excellent guide, capable de faire partager sa passion et son savoir. J’apprends beaucoup de choses : le drapeau du Saguenay (vert pour la forêt, jaune pour l’agriculture, gris pour l’industrie, rouge pour la force, avec une croix symbolisant le catholicisme) est antérieur à celui du Québec et à celui du Canada. L’animal fétiche, symbole du parc naturel, c’est le faucon pèlerin ; celui du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, c’est le beluga . Quant au plat de la région, c’est la tourtière : il y a même une chanson qui en donne la recette….
 
Première étape : Rivière-Éternité avec une exposition de crèches de Noël, sous différentes formes (sculptures, vitraux, peintures). Voici mes deux préférées:
 

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Ensuite, L’Anse-Saint-Jean, avec ses jolies maisons et son pont couvert érigé en 1929, pont qui fait aussi office de galerie de peintures.
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Et n’oublions pas bien sûr la pâtisserie Louise ! Je vous recommande particulièrement les muffins framboises-bleuets. Mes compagnons de voyage n’en reviennent pas quand je leur dis que cette pâtisserie est célèbre jusqu’en France pour ses tartes aux bleuets !
 
Puis nous nous rendons au belvédère de l’Anse-de-Tabatière, où Joseph nous a promis un point de vue époustouflant sur le fjord. Il n’a pas menti …

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Et ensuite, le bus descend jusqu’au débarcadère de l’Anse-Saint-Jean.

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Nous avons environ deux heures pour manger avant le départ du bateau. Pendant la matinée, j’ai discuté avec l’autre Française, Jacqueline, venue en compagnie de deux amis québécois, Francine et Jean-Yves. Tous trois me proposent donc de « dîner » avec eux à la crêperie du village. Ce sera un moment très agréable : Francine et moi nous découvrons une passion commune pour les romans de Marie Laberge et de Louise Tremblay d’Essiambre, qui est même l’auteur préféré de Francine. Elle est vraiment très étonnée que je connaisse cette romancière ! Nous échangeons nos adresses et je suis d’ores et déjà invitée chez elle, à Alma. Si je n’avais pas déjà réservé mes hôtels et organisé mes trajets, je crois qu’elle m’emmenait tout de suite dans sa maison. 
 


14h30 : c’est le moment tant attendu, la croisière sur le fjord, qui était pour moi une des priorités de ce voyage au Québec. Il fait très beau (nuages et soleil), avec une lumière magnifique sur les eaux. Le bateau, le « Fjord II », remonte la rive Sud, en passant devant le cap Trinité et la statue de Notre-Dame-du-Saguenay. Puis, après un arrêt sur l’autre rive, à Sainte-Rose-du-Nord, c’est l’arrivée dans la baie des Ha !Ha ! J’apprends à cette occasion qu’en ancien français, « aa » signifie « cul-de-sac » : ce n’est que plus tard qu’une fausse étymologie a été fabriquée et les « h » ajoutés, ainsi que des points d’exclamation, comme s’il s’agissait des cris d’admiration poussés par les premiers arrivants. En tout cas, pour ma part, je crois que pendant la totalité de la croisière, je n’ai cessé de répéter : que c’est beau !
 
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Vers 17h30, je prends congé de mes nouveaux amis, qui ont laissé leur voiture à La Baie, et je reprends le bus jusqu’à Chicoutimi. Il ne me reste plus qu’à m’organiser pour demain, où j’ai prévu d’aller passer la journée à Val-Jalbert, au bord du lac Saint-Jean. Direction donc la gare Intercar, où j’achète un aller-retour Chicoutimi-Chambord : il faudra, m’explique l’employé, que je demande au chauffeur de m’arrêter à Val-Jalbert. Tant que j’y suis, j’achète aussi un aller Chicoutimi-Tadoussac pour dimanche, et l’ensemble me coûte environ 67 dollars. Et, après être rentrée un moment  à l’hôtel pour déguster les muffins de Louise, je finis la soirée par une promenade le long de la rivière Saguenay. 

À suivre....
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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:15

J 6. Vendredi 29 juillet : journée à Val-Jalbert.

 
Ce matin, j’ai hâte d’aller voir ce que le petit déjeuner me réserve : yaourt aux pommes et au sirop d’érable, plat à base de galettes végétales, toasts, confiture de rhubarbe et toujours jus de pomme du Canada. Bref, c’est toujours aussi bon ! Quant aux tables, elles sont prévues pour quatre personnes ou plus, ce qui permet à chacun de bavarder avec les autres voyageurs. Aujourd’hui, mes voisins de table sont des touristes québécois, venus de La Tuque : ils ont prévu de faire l’excursion que j’avais mise au programme hier. Quant à moi, aujourd’hui, ce sera une journée près du lac Saint-Jean.
 

Comme j’ai déjà mon billet, il me suffit d’être au terminus Intercar quinze minutes avant l’horaire du départ. Je me dirige donc tranquillement vers la gare, monte dans le bus qui part exactement à l’heure prévue (8h45), et arrive à Chambord, au bord du lac, environ deux heures plus tard. J’ai demandé au chauffeur de m’arrêter à l’arrêt suivant, près de Val-Jalbert, mais je juge prudent de commencer à organiser mon retour.
 

Sur l’horaire que j’avais consulté, j’avais bien vu que certains arrêts étaient obligatoires (c’est le cas de Chambord) et que d’autres, signalés par un petit drapeau, ne l’étaient pas, comme celui de Val-Jalbert. J’avais cru qu’il suffisait alors de faire signe à l’arrivée du bus. Pas du tout : le chauffeur m’explique que, si je veux pouvoir au retour embarquer à Val-Jalbert, il faut que je le signale à la compagnie par téléphone. Peut-être est-il donc plus simple pour moi (et plus sûr) de redescendre à pied jusqu’à Chambord, qui ne me semble pas très loin….
 

Mais mon opinion ne tarde pas à changer au fur et à mesure que le bus s’éloigne de Chambord pour rouler vers Val-Jalbert : en fait, c’est plus loin que je pensais, et surtout, il s’agit d’une route nationale où il ne doit pas être très agréable de marcher !
 

Et visiblement, le chauffeur doit se dire la même chose puisque, au moment où il me laisse à l’intersection qui mène au village de Val-Jalbert (pour ceux qui connaissent, près de la Maison du bleuet), il me dit que c’est lui qui fera le trajet ce soir : si je veux, je n’ai qu’à me tenir juste là, près d’un drapeau rouge qu’il m’indique, vers 17h30, et il me reprendra à cet endroit. C’est donc convenu ainsi… en espérant qu’il n’oubliera pas de s’arrêter !
 

Dix minutes de marche et j’arrive au pavillon d’accueil où j’achète mon billet (31, 50 dollars quand même) avant de pénétrer dans le village historique de Val-Jalbert. C’est en 1901 que Damase Jalbert construisit sur cet emplacement une usine de pulpe (fabrication de pâte à papier), au pied de la chute de la rivière Ouiatchouan. En quelques années, une ville s’est développée tout autour mais, en 1927, à cause de la chute du prix de la pulpe et de son remplacement par de la pâte synthétique dans la fabrication de papier, le village a été complètement déserté par ses habitants. C’est donc un « village reconstitué » dans les années 60 que je vais maintenant visiter.
 

J’avoue qu’en préparant mon voyage, je n’étais pas sûre de vouloir aller à Val-Jalbert. J’avais regardé les horaires de bus pour vérifier que c’était possible à partir de Chicoutimi, mais c’est seulement hier, à cause de l’enthousiasme manifesté par mes compagnons de voyage, Jacqueline, Francine et Jean-Yves, que j’ai décidé d’effectuer cette visite.
 

Et j’ai bien fait ! J’ai vraiment adoré cet endroit, où j’ai pu me promener tranquillement pendant plusieurs heures, sans m’ennuyer une seule seconde, sous un ciel parfois menaçant, mais sans pluie, heureusement.
 

Pour avoir une idée générale du village, je commence par un tour en trolleybus.
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Terminus devant le moulin qui se trouve au pied de la vertigineuse chute Ouiatchouan : 72 mètres de haut, plus que les chutes de Niagara … mais moins large ! En tout cas, c’est impressionnant.
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Je monte ensuite par le téléphérique pour aller voir la « chute maligne », une chute plus petite (49 mètres de haut).
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Et je choisis de redescendre à pied les 764 marches qui me permettent de revenir au niveau du moulin.  Cela me permet d’admirer de très beaux points de vue sur l’immensité du lac Saint-Jean qui, personnellement, ne me déçoit pas du tout, contrairement à ce que j’ai lu un peu partout.
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Et je croise même un « petit suisse » rayé.
 

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Après une rapide pause-déjeuner, je continue à me promener dans le village, dont voici quelques images. 
Le magasin général (où j’achète du thé aux bleuets…) :
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 Les maisons rénovées :
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Les maisons abandonnées, laissées telles quelles pour montrer dans quel état serait le village sans réhabilitation:
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L’école-couvent:
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Dans cette école sont organisés des spectacles, avec participation du public : il s’agit, avec beaucoup d’humour, de reproduire un cours tel qu’il pouvait se dérouler dans un couvent du début du 20ème siècle : je vais donc assister à la classe, à deux classes même, parce que j’ai manqué le début de la première. Une actrice joue le rôle de la « sœur » institutrice, deux autres le rôle des élèves (des filles bien sûr). Et certains spectateurs se prennent au jeu : l’éclat de rire sera même général quand un petit garçon se met brusquement à crier « elle a triché », au moment où les deux « élèves » se passent un papier, fort peu discrètement d’ailleurs. En tout cas, je me suis bien amusée !
 
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Encore un tour en trolleybus, une nouvelle promenade à pied au milieu des maisons, et je me dirige vers la sortie, pour explorer la « Maison du bleuet ». J’achète quelques souvenirs, dont des magnets (ici, on dit « aimants ») : depuis quelques années, je collectionne en effet ces objets pour décorer des tableaux magnétiques qui me rappellent mes voyages. Bon, j’essaie quand même toujours d’en trouver des beaux ! Et, avant de partir, je ne résiste pas à une part de tarte au bleuet, que je déguste sous le porche en commençant à regarder la nationale où surgira « mon » bus.
L’horaire officiel indique 17h35 et le chauffeur m’a dit d’être sur place à 17h30. Par prudence, j’y vais un peu plus tôt et, vers 17h20-17h25, je me poste comme convenu près du drapeau rouge et je me mets à guetter le car, un peu angoissée quand même. Eh bien ! Je n’aurais pas dû ! À 17h40, le bus arrive, ralentit et le chauffeur me fait un grand sourire quand je monte dans le véhicule.
 

Il ne me reste plus qu’à me détendre pendant le trajet de retour vers Chicoutimi, en admirant le lac Saint-Jean, que je remarque d’ailleurs plus qu’à l’aller, sans doute justement parce que je suis plus détendue. Je comprends que la déception de beaucoup de visiteurs vient de toutes les constructions qui se trouvent autour, mais je préfère me concentrer sur l’immensité des eaux du lac. Même trajet qu’à l’aller (par Alma et Jonquière) et arrivée à Chicoutimi un peu avant 20 heures.
 

Et  je finirai le récit de cette journée par une mention spéciale pour la gentillesse du chauffeur d’Intercar !

À suivre...


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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:17

J 7. Samedi 30 juillet : Chicoutimi.

 
Aujourd’hui, journée Chicoutimi ! Journée tranquille, comme me le dira ce soir Joseph, le propriétaire de l’hôtel.
 

Mais d’abord, je me hâte d’aller découvrir le menu du jour : yaourt avec pommes vertes et miel, saucisses végétariennes, œufs, toasts et fromage Perron (les Québécois doivent connaître). Toujours aussi bon, mais je suppose que vous vous en doutiez !
 

L’arrondissement de Chicoutimi étant assez étendu, j’ai choisi d’utiliser l’autobus touristique du Saguenay, qui part à 9h30 devant l’Office du tourisme, un bus du type « Hop On Hop Off », qui me permettra de me rendre sur les deux sites que je veux visiter.
 

D’abord, un petit détour à pied par le Vieux Port et la « fontaine aux belugas ». Après tout, je ne sais pas encore si j’en verrai des vrais à Tadoussac….
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Puis, je monte dans le bus, un bus entièrement vide à l’exception du chauffeur et d’un guide. L’avantage, c’est qu’ils ont envie de bavarder. J’apprends par exemple que le nom de la rue Racine ne vient pas de Jean Racine, comme je l’avais naïvement supposé … mais de Mgr Dominique Racine, le premier évêque de la ville. Évidemment, cela ne m’était même pas venu à l’idée !
 

Premier arrêt : le parc du Bassin et le Musée de la Petite Maison Blanche.
 
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Il s’agit de la seule maison ayant survécu, il y a vingt ans, en juillet 1996,  au « Déluge du Saguenay » qui a dévasté tout le quartier du Bassin. La maison, devenue un symbole pour les habitants du Saguenay, a été par la suite aménagée en Musée.
 

Bon, c’est parfois un peu kitsch : par exemple, la propriétaire de la maison au moment du déluge, une vieille dame de 80 ans prénommée Jeanne d’Arc (sic), est représentée sous la forme d’un mannequin animé : il y a même un chat qui miaule !
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En revanche, les photos, les maquettes de la maison et du quartier avant, pendant et après le déluge, ainsi que le film d’une vingtaine de minutes présentant la vie de Jeanne d’Arc, sont très intéressants. Quand je pense que je n’avais absolument jamais entendu parler de cette inondation !
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Un petit « aimant » en souvenir, et me voilà repartie pour prendre le bus touristique qui vient juste d’arriver. Tout le monde en descend et je me retrouve de nouveau seule pour me rendre à ma prochaine étape, l’ancienne Pulperie de Chicoutimi, dont le bâtiment principal présente plusieurs expositions.
 

Celle que je préfère est l’exposition consacrée à Arthur Villeneuve. C’est un personnage extraordinaire (au sens propre) ! Un barbier qui avait transformé sa maison en « maison-musée », en recouvrant tous les murs de peintures naïves. Les seuls endroits épargnés étaient les murs de la chambre conjugale et l’électroménager de la cuisine : Madame y avait veillé ! Tous ses voisins le prenaient évidemment pour un fou…
 

Après sa mort, la maison a été déplacée et transportée à l’intérieur de la Pulperie. L’endroit est fascinant mais, malheureusement, il est interdit de prendre des photos : je dois donc me contenter d’acheter des cartes et un « aimant », avant de reprendre le bus touristique (plein cette fois) pour la suite du circuit, avec un bref arrêt devant le barrage dont la rupture, après de fortes pluies, avait causé l’inondation de 1996.
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Il est aux environs de 13h quand je regagne la rue Racine pour aller dîner chez Mike’s. Une bonne occasion d’enrichir mon vocabulaire : j’apprends qu’au Québec, on peut manger un sous-marin !
 

Il est temps maintenant de faire une pause à l’auberge : après tout, il faut que je mette à jour mes notes pour pouvoir ensuite écrire ce carnet !
 

Mais il fait trop beau pour rester longtemps à l’hôtel, même sur la galerie extérieure. En fin d’après-midi, je décide donc d’aller me promener le long de la rivière Saguenay, puis de traverser la passerelle Sainte-Anne pour gagner la rive Nord.  Une très belle promenade, avec une jolie vue sur la rivière.
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Sur la rive Nord, une voie piétonne offre aussi une belle vue sur Chicoutimi.
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Et que dire des reflets de lumière sur les eaux de la rivière?
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Le soir commence à tomber.  Je regagne la passerelle Sainte-Anne, à partir de laquelle je peux voir le pont Dubuc, qui permet aux automobilistes de circuler entre les deux rives.
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Encore un petit tour dans Chicoutimi et … je trouve enfin, par le plus complet des hasards, un supermarché au centre ville : la veille de mon départ, il était temps ! Et en plus, il n’est pas très loin du terminus d’Intercar …
 

Mais surtout, que cela ne m’empêche pas d’aller admirer le coucher du soleil ! 
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À suivre...


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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:19

J 8. Dimanche 31 juillet : Chicoutimi-Tadoussac.
 

 
Le suspense du matin ? Le petit déjeuner bien sûr… Le principe de la maison, je l’ai dit, c’est un petit déjeuner différent tous les jours. Mais rares sont les clients qui restent quatre nuits. Eh bien ! Engagement tenu : un déjeuner à base de céréales, de yaourt, de toasts, de fromages et de fruits : bleuets, fraises, banane et salade d’agrumes. Et toujours excellent ! Bilan donc de l’auberge Racine : un accueil exceptionnel et des petits déjeuners succulents.
 

Après le check-out, vers 10h30, je vais m’installer un moment près de la rivière Saguenay pour écrire mes cartes postales : il était temps de les commencer ! Encore une petite promenade au bord de l’eau et c’est à regret que je m’éloigne : j’aime vraiment beaucoup cet endroit, qui a un côté apaisant.
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J’ai encore le temps de boire un petit café au Subway de la rue Racine. Enfin, « petit », c’est une façon de parler ! La taille du gobelet est celle d’une chope de bière mais, m’explique l’employée, c’est à moi de le remplir… C’est sûr ! Après tout, je suis en Amérique, pas en Italie !
 

12 heures : le bus part à l’heure et emprunte la route 172, sur la rive Nord.  J’ai fait attention et je me suis installée du bon côté, côté Fjord, afin d’admirer la vue… et je ne le regrette pas. Je vais passer la quasi-totalité du voyage le nez collé contre la vitre et les yeux fixés sur le paysage en me répétant : que c’est beau !
 

13h40 : arrivée à Tadoussac. Le bus s’arrête devant un dépanneur, rue du Bateau-Passeur. Mon hôtel est dans la même rue mais, quand je regarde autour de moi, j’ai l’impression qu’il n’est pas vraiment dans les parages ! Nous sommes sur une route nationale, au milieu de nulle part. Je vais donc mener l’enquête auprès de la dame qui tient le comptoir.
 

Première information : c’est elle qui vend les tickets Intercar ; je lui achète donc un billet pour ma prochaine étape, Baie-Saint-Paul (36 dollars environ). Deuxième information : l’auberge est bien dans la même rue, dans le village, à dix minutes à pied en descendant la côte. Ouf ! Bonne nouvelle ! Mais dix minutes, c’est peut-être sous-estimé : je mettrai environ vingt-cinq minutes à descendre le long de la nationale, sur un passage spécialement aménagé pour les piétons.
 

Mais cela en valait largement la peine, la Maison Gagné méritant bien son surnom de « bijou d’auberge » !
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Je ne suis pas la première à vanter les mérites de cette auberge, mais le sourire et l’hospitalité de Madame Gagné sont inoubliables. Tout de suite, elle me donne une carte du village, des indications sur les sentiers pédestres et sur les croisières aux baleines :  je peux réserver directement auprès d’elle et une navette viendra me chercher à l’hôtel. Quant à la chambre, elle est très jolie, très claire, avec une « verrière » (en France, on dirait une véranda) comprenant un fauteuil de relaxation, une table et des chaises. Un endroit parfait pour boire un thé et mettre à jour un carnet de voyage…

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Le temps de m’installer et me voici partie à la découverte de Tadoussac, munie de ma carte, après avoir réservé pour demain la croisière de 9h45. Il faudra m’habiller chaudement, me rappelle Madame Gagné.
 

Non loin de l’hôtel, je prends d’abord le Sentier de la Coupe qui mène au promontoire de l’Anse-de-l’Eau, permettant d’avoir une vue aussi bien sur la baie de Tadoussac que sur le fjord, face à Baie-Sainte-Catherine : la balade est facile (à mon niveau !), avec des marches ou des passerelles en bois, et des rampes quand il faut marcher sur les rochers. Et effectivement, la vue est très belle.
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Je découvre aussi les toits rouges de l’Hôtel Tadoussac, qui a été reconstruit dans les années 1940 et a succédé au premier hôtel édifié en 1864. Le rouge des toits, en tôle, contraste avec les murs de bois blanc.

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Je redescends jusqu’à la rue du Bord-de-l’eau, la bien nommée, que je suis jusqu’au Centre d’Interprétation des Mammifères Marins (CIMM). D’abord un petit film en français sur les mammifères du Saint-Laurent, puis un tour rapide dans le musée lui-même (je reviendrai demain après la croisière, puisque le billet est valable deux jours). Et, pendant que je suis dans le Musée, un employé vient appeler les visiteurs parce qu’une baleine est en train de s’alimenter juste devant les rochers, à l’extérieur ! Selon une guide-biologiste avec laquelle je bavarde, il s’agit d’un petit rorqual. Je précise que, par facilité, le terme « baleine » est couramment utilisé pour désigner les mammifères marins du Saint-Laurent, même si ce ne sont pas vraiment des baleines.
 

Pour la photo, c’est raté, mais le séjour à Tadoussac commence bien : la croisière, c’est pour demain mais j’ai déjà vu une baleine !
 

Et je continue ma promenade par le Sentier de la Pointe-de-l’Islet, qui offre, lui aussi, de magnifiques points de vue sur la baie et le fleuve. Pas de baleine cette fois et il est trop tôt pour le coucher du soleil. 
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J’essaierai de revenir plus tard demain.  En attendant, je suis tranquillement le bord de l’eau.
 

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Et j’arrive à l’Hôtel Tadoussac, non loin duquel se trouve la Chapelle des Indiens, le plus ancien édifice religieux en bois qui subsiste au Canada (1747). Malheureusement, elle est fermée et en travaux mais ce n’est pas grave : d’abord, c’est l’édifice que je cherchais depuis mon arrivée à Tadoussac. Et puis surtout, elle est tellement belle,  avec ses murs blancs et son toit rouge, sur fond de ciel et de mer.
 

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Je remonte ensuite la rue des Pionniers, repère le supermarché, « soupe » d’une excellente crêpe à la terrasse extérieure d’un petit bistro et rentre à l’hôtel pour rêver des baleines que je compte bien voir demain. Enfin, j’espère !

À suivre...


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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:21

J 9. Lundi 1er août : Croisière aux baleines-Tadoussac.

 
Aujourd’hui, c’est une journée que j’attendais avec impatience : la « journée-baleines » !
 

7h30 : je suis « sur le pont », ou plutôt dans la salle du petit déjeuner. Et là, en me servant un jus d’orange, le patron me demande… si Monsieur va bientôt arriver ! Eh non ! Il n’y a pas de Monsieur ! Je voyage seule…. Je crois qu’il est gêné par le malentendu, mais il n’y a vraiment pas de quoi ! En tout cas, le déjeuner est excellent : œuf brouillé, bacon frit, fromage ceddar, crêpe aux bleuets à arroser de sirop d’érable, yaourt aux bleuets, et salade de fruits : autant dire que je n’en laisse pas une miette !
 

9h20 : je suis sur la galerie extérieure de la maison, prête pour la croisière, équipée contre le froid et le vent : j’ai bien l’intention de rester en permanence sur les ponts extérieurs ! Quelques minutes plus tard, je monte dans la navette qui se remplit peu à peu en faisant un tour de ramassage des différents hôtels. Nous arrivons à l’embarcadère avec un « timing » idéal, puisque la file d’attente commence juste à bouger pour entrer dans le bateau.
 

9h45 : « Le grand fleuve » quitte le port de Tadoussac pour une croisière qui, disons-le tout de suite, a été fantastique ! Une durée d’environ trois heures, avec un bref arrêt pour récupérer d’autres passagers à Baie-Sainte-Catherine. Je crois que j’ai passé la totalité du temps debout, à arpenter le pont du milieu et le pont supérieur dans tous les sens, en suivant les indications de la biologiste servant de guide (celle que j’avais vue hier au Musée). Et nous avons eu beaucoup de chance ! Quelques bélugas d’abord, entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, mais surtout ensuite, dans le Saint-Laurent, une vingtaine de baleines petits rorquals qui, à plusieurs reprises, ont sauté tout autour du bateau. Nous avons aussi observé un troupeau de phoques, au milieu desquels bondissaient des petits rorquals, et enfin, en arrivant dans le fjord du Saguenay, des bélugas : il paraît qu’il y en avait une cinquantaine mais je ne les ai pas tous vus. De plus, j'avoue que je n'ai pas réussi à prendre beaucoup de photos de baleines. Voici les meilleures ou plutôt les moins mauvaises:
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Maintenant, le troupeau de phoques qui fraternise avec les petits rorquals:
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Bref, c’était une période faste pour observer les baleines du Saint-Laurent. En regardant une des chaînes de Radio-Canada, j’ai même appris que, la veille, des touristes en zodiac avaient eu l’émotion de leur vie quand un petit rorqual avait sauté sur leur bateau !
 

Et puis, même sans les baleines, les eaux du fjord et du Saint-Laurent offrent un merveilleux spectacle. 
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Et voilà ! Retour à Tadoussac à 12h45, après ce que les prospectus publicitaires appelleraient une « expérience inoubliable ». Mais, en l’occurrence, je dois admettre que c’est vrai !
 

Après avoir « dîné » près du port, je vais prospecter dans différentes boutiques de souvenirs. Résultat des courses (c’est le cas de le dire) : magnets bien sûr, cartes postales … et béluga en peluche : oui, j’ai « craqué » et au moins, celui-là, je pourrai le prendre en photo !
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Un petit tour vers l’Hôtel Tadoussac et la chapelle des Indiens, toujours en travaux.
 

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Puis en compagnie du chat de la Maison Gagné, un superbe chat blanc (couleur béluga bien sûr), je vais m’installer à une table dans le parc de l’hôtel face au lac : c’est si paisible !
 

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En fin d’après-midi, je retourne au village pour admirer ses maisons de toutes les couleurs.
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Décidément, j'aime beaucoup l'humour québécois:

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Une petite révision au Centre d'Interprétation des Mammifères Marins:
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Et je repars pour une balade du côté de la Pointe de l’Islet, que j’avais beaucoup aimée hier. Et puis, Madame Gagné m’a dit que les couchers de soleil y étaient magnifiques. Comme il est encore un peu tôt, je m’assieds tranquillement sur un banc face à la mer, juste à la pointe du promontoire, pour savourer le spectacle : et, cerise sur le gâteau, il y a même des baleines qui viennent s’alimenter ! Des petits rorquals, je suppose…
 

Une heure plus tard, le soleil se couche peu à peu sur les eaux.
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Et je rebrousse chemin,  tandis que le ciel devient rosé au-dessus des flots.

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Il est maintenant temps de remonter vers l’hôtel en passant devant le port et la chapelle des Indiens.






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À suivre.....
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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:24

J 10. Mardi 2 août : Tadoussac-Baie-Saint-Paul.

 

Aujourd’hui, c’est le « déjeuner-sourire » ! Je n’en détaillerai pas le contenu pour laisser la surprise aux futurs visiteurs de la Maison Gagné : sachez seulement que c’était excellent. Mais vous vous en doutiez…
 

Mon bus pour Baie-Saint-Paul ne partant qu’en début d’après-midi, j’ai largement le temps de me promener ce matin dans le village. Je laisse donc ma valise à l’hôtel. Je peux revenir la chercher quand je veux, me dit Madame Gagné : je suis chez moi, puisque j’ai été « adoptée » dès que je suis arrivée !  Au cours de la conversation, j’apprends que la jolie chatte blanche que j’ai vue hier s’appelle Blanche-Neige et qu’elle est arrivée un jour dans la maison … pour se faire adopter elle aussi ! En tout cas, Madame Gagné est vraiment l’aubergiste la plus sympathique que j’ai jamais rencontrée ; je lui décerne la palme de l’accueil au Québec … et ce n’est pas peu dire ! Pour avoir un ex aequo, rendez-vous dans moins d’une semaine…
 

Me voilà donc partie pour une promenade tranquille et déjà nostalgique dans les rues de Tadoussac. Décidément, j’ai un gros coup de cœur pour ce village. Et en plus, il fait un temps magnifique : aucun nuage ne vient troubler le bleu du ciel.
 

L’église anglicane :
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La rue du Bord-de-l’eau :
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Le poste de traite Chauvin, premier poste de traitement des fourrures en Amérique. Le bâtiment actuel, datant des années 1940, est une reconstitution du bâtiment d’origine fondé en 1600 par Pierre de Chauvin, huit ans avant la fondation de Québec par Samuel de Champlain.
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L’Hôtel Tadoussac :
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Et bien sûr, la chapelle des Indiens : j’adore cet endroit et je ne m’en lasse pas.
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Il ne me reste plus qu’à remonter manger une crêpe non loin de l’auberge et à récupérer ma valise : Madame Gagné a eu la gentillesse de proposer de me reconduire en voiture à l’arrêt des bus Intercar.
 

Je suis en avance, trop en fait puisque le bus a trois quarts d’heure de retard. Apparemment, c’est une habitude sur cette ligne. C’est donc à 15 heures (au lieu de 14h15) qu’a lieu le départ vers Baie-Sainte-Catherine (par le traversier), La Malbaie, Baie-Saint-Paul et Québec. Jusqu’à Baie-Saint-Paul, le trajet doit durer environ trois heures : j’ai donc amplement le temps de bavarder avec la vieille dame assise à côté de moi, originaire de Gaspésie mais habitant à Baie-Comeau.
 

À La Malbaie, nous avons droit à une pause d’une trentaine de minutes pour manger. Et c’est là que je commence à mieux comprendre le fonctionnement des bus d’Intercar. En cas de retard important, s’il y a beaucoup de monde, le premier bus est « doublé » par un autre à partir de La Malbaie. Ce deuxième bus part à l’heure initialement prévue et dessert tous les arrêts intermédiaires, tandis que le premier part directement vers Québec pour rattraper le retard. Mais cela, le chauffeur lui-même n’en est sûr qu’après son arrivée à La Malbaie.
 

Résultat : quand je reviens après la pause, le chauffeur me demande, avec le tutoiement auquel on s’habitue assez vite au Québec, surtout venant de gens plus âgés, comme c’est le cas ici : « C’est bien toi qui vas à Baie-Saint-Paul ? Parce qu’il y a un bus qui vient de partir ». Heureusement, il ajoute immédiatement : « Évidemment, tu ne pouvais pas le savoir : je vais te transférer ! ». Et, uniquement pour moi (puisque tous les autres passagers montés à Tadoussac ou avant vont jusqu’à Québec), le bus fait le détour par l’intérieur de Baie-Saint-Paul, l’arrêt étant pour une fois à proximité du centre-ville.
 

Il est donc un peu plus de 18h quand, après avoir traversé les magnifiques paysages de Charlevoix, le bus s’arrête devant l’hôtel Le Germain, près duquel se trouvent à la fois le terminus Intercar et la gare du Train léger de Charlevoix. Je suis la seule à descendre et le chauffeur, en ouvrant la soute, reconnaît même ma valise au premier coup d’œil ! Comme à Val-Jalbert, je ne peux que m’incliner devant le professionnalisme des chauffeurs d’Intercar.
 


Il ne me reste plus qu’à trouver l’hôtel « Aux portes du soleil », situé au 29 rue de la Lumière. Il n’est pas très loin, à 10-15 minutes de marche, puisque j’avais volontairement choisi un logement proche de la gare de départ du train. L’hôtel est très bien, dans le style motel. Quant à ma chambre, isolée par un sas et une double porte, elle a l’air très calme, d’autant plus que la fenêtre donne à l’arrière, sur la campagne. Bon, évidemment, c’est plus impersonnel qu’à Tadoussac mais l’accueil est sympathique : la réceptionniste me donne un fascicule avec le plan de la ville et m’indique l’emplacement du supermarché.
 

Le temps de déposer ma valise et je repars immédiatement vers la gare pour acheter mon billet : si je suis venue à Baie-Saint-Paul, c’est pour prendre le Train léger de Charlevoix. Pas de chance : il est maintenant plus de 19 heures et la billetterie n’est ouverte que de 7h à 18h. Il faudra que je revienne tôt demain matin.
 

Ensuite, un petit tour de reconnaissance en ville : cafés et galerie d’art. A priori, j’aime moins que Tadoussac mais, comme je l’ai dit, je suis surtout venue ici pour l’excursion en train : espérons qu’il y aura de la place ! Un bref arrêt au supermarché pour renouveler mes provisions et je rentre à l’hôtel : demain, il faudra que je me lève tôt pour être à la gare à 7 heures, heure d’ouverture de la billetterie.

À suivre...


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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:26

J 11. Mercredi 3 août : Baie-Saint-Paul – La Malbaie – Baie-Saint-Paul.

 
 

En préparant mon voyage, j’avais trois priorités : le fjord du Saguenay, la croisière aux baleines et le Train léger de Charlevoix. Autant dire que ce matin, je suis à la gare un peu avant 7 heures ! La billetterie vient juste d’ouvrir et je peux acheter un aller-retour pour La Malbaie : départ à 7h30, avec une place côté fleuve, et retour en début d’après-midi. J’ai même droit à un demi-tarif à cause du départ matinal : en tout, je paye un peu moins de 40 dollars.
 

Après un rapide petit-déjeuner au buffet de la gare, je vais m’installer dans le train. J’ai si souvent lu que les paysages de Charlevoix étaient magnifiques que j’ai maintenant hâte de les admirer ! Au fait, j’ai eu la curiosité de vérifier l’origine du nom :  la région s’appelle ainsi à cause d’un père jésuite, François-Xavier de Charlevoix, qui a été le premier historien de la Nouvelle France.
 

Eh bien ! Je ne suis pas déçue, loin de là : le Train léger de Charlevoix au petit matin, côté fleuve, c’est inoubliable. Les eaux du Saint-Laurent à marée basse, les rochers, la brume, les oiseaux, tout est sublime, presque surréaliste. Même la gamine insupportable derrière moi ne parvient pas à me gâcher le voyage…
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Après deux arrêts, le premier à Saint-Irénée, le deuxième dans un village nommé Les Éboulements, à cause du gigantesque glissement de terrain qui a suivi un violent tremblement de terre en 1663, le train arrive en gare de La Malbaie.
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Encore une fois, le nom est évocateur : en juin 1608, Samuel de Champlain, après avoir ancré ses bateaux dans la baie pour la nuit, eut la surprise, le lendemain matin, de constater que sa flotte reposait sur la terre, à cause de la marée basse, et non plus dans l’eau. Il se serait alors écrié : "Ah ! La malle baye ! "
 

Un petit tour sur le pont pour aller contempler encore le fleuve sous la brume:
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Un coup d’œil sur un bateau qui, je l’apprendrai plus tard, transporte une fois par semaine des rouleaux de papier destiné au New York Times:
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Un thé dans un salon très « cosy » au bord de l’eau:
 

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Et je me dirige vers le Musée de Charlevoix qui est dans le même secteur, celui de la Pointe-au-Pic. Le chemin longe la baie, avec un sentier pédestre le long de la grande route et une vue admirable sur les collines de Charlevoix.
 
 
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Le musée est intéressant. Bon, j’avoue que l’exposition sur les vaches ne me passionne pas, mais j’aime beaucoup celle qui montre de très belles photos du fleuve et celle qui est consacrée à des objets décoratifs traditionnels (canards,  oiseaux et autres animaux…).
 

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Et que dire de la vue à partir de la terrasse panoramique qui domine le fleuve ?

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Je regagne le village en longeant le Saint-Laurent. Après les figurines d’oiseaux, voici maintenant les oiseaux véritables !
 
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Après avoir rapidement mangé au Café de la gare, je vais me renseigner sur la possibilité de rentrer demain à Québec par le train. Je sais déjà que le terminus du train est à la gare de la Chute-Montmorency, mais je ne sais pas à quel niveau du parc se situe cette gare : en haut (près du bus 800 qui peut me ramener au centre de Québec) ou en bas (où il faudrait que je remonte avec le téléphérique pour prendre le bus 800). Eh bien ! Pas de chance : c’est en bas ! Et malgré tous ses efforts (coups de téléphone, mails), l’employée du guichet, très serviable, ne parvient pas à savoir s’il est possible d’avoir des bagages à l’intérieur du téléphérique. Je commence à me dire qu’il sera plus simple de partir avec le bus Intercar…
 

En attendant, c’est par le train que je rentre à Baie-Saint-Paul où j’arrive un peu avant 15 heures. Cette excursion a tenu toutes ses promesses, et je la conseille vivement, même à ceux qui disposent d’une voiture : le train passe entre la montagne et le fleuve, à des endroits inaccessibles par la route, et offre des points de vue fantastiques sur le Saint-Laurent.
 

Puisque je suis à la gare, j’en profite pour un acheter un billet Intercar pour aller à Québec demain matin. J’ai oublié de noter le prix, mais je pense que c’était moins de 15 dollars. Puis, après une petite pause à l’hôtel (il fait chaud !), je repars vers 17 heures me promener dans les rues de Baie-Saint-Paul.
 

Premier arrêt : chez les Petites Franciscaines de Marie, une congrégation religieuse établie dans Charlevoix depuis la fin du 19e siècle.
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Et, pendant que je suis en train de prendre une photo, une sœur vient engager la conversation et me propose de me faire visiter la chapelle : avec plaisir ! Et en plus, la chapelle me plaît bien, avec sa blancheur et sa sobriété. En revanche, je n’ose pas sortir mon appareil photo.

À suivre...


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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:27

J 11 (suite)

Ensuite, quelques maisons colorées:
 
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Une enseigne à ajouter à ma collection:
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La rivière du Gouffre, près de laquelle se trouve une fresque illustrant le patrimoine de Charlevoix : bonnes sœurs, vaches et trains !
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L’église :
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Des galeries d’art bien sûr, mais je ne trouve aucune boutique vendant des cartes postales ou des magnets ! Tant pis ! Il faudra que je regarde à Québec.
 

Que retenir d’autre ? Le très beau « jardin de François » (Saint François d’Assise, présenté comme le saint patron des …. écologistes !) : il offre un splendide point de vue sur les collines de Charlevoix.
 

 

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Bref, Baie-Saint-Paul est un endroit qui, à mon avis, est surtout un bon lieu de départ pour le Train léger de Charlevoix. … et pour admirer les paysages de cette région. Mais, finalement, c’est ce que j’étais venue voir !

À suivre...


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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:29

J 12. Jeudi 4 août : Baie-Saint-Paul – Québec.

 
Ce matin, je suis en train de finir de me préparer quand j’entends l’orage éclater. Et quand j’ouvre la porte de ma chambre, c’est le déluge ! J’attends une accalmie, j’enfile mon imperméable et, constatant que l’averse se calme un peu, je me dirige le plus rapidement possible vers la gare pour prendre le bus de 7h45. Comme la veille, je déjeune rapidement au  buffet avant de monter dans le bus Intercar qui, sous un ciel menaçant, part avec un peu de retard pour Québec.
 


Au fur et à mesure que nous quittons Charlevoix et que nous approchons de la côte de Beaupré, le ciel s’éclaircit. Finalement, j’ai bien fait de prendre le bus tôt ce matin et de ne pas choisir le train qui part en fin de matinée : qu’aurais-je fait sous la pluie à Baie-Saint-Paul ? Et en plus, j’apprendrai ce soir que le Train léger de Charlevoix n’a pu fonctionner aujourd’hui parce qu’il avait heurté une voiture à un passage à niveau : selon les mauvaises langues, la conductrice était une touriste française qui n’avait pas compris que le train arrivait…
 


Quoi qu’il en soit, je peux dire que jusqu’ici, j’ai eu de la chance dans l’organisation de mon voyage. Hier, le train fonctionnait et il faisait un temps magnifique !
 

Après un arrêt non loin de la basilique Sainte-Anne-de Beaupré (que j’avais visitée il y a deux ans), le bus arrive à Québec, à la gare du Palais, vers 9h20, avec 25 minutes de retard. Comme je ne veux pas arriver trop tôt à l’hôtel, je prends mon temps. Je commence par m’installer à une table de café devant un thé, une brioche chocolat-cannelle… et mon carnet à compléter. La serveuse me propose de réchauffer la brioche pour qu’elle soit meilleure : elle a bien raison ! Et elle ajoute : « et après, une bonne visite chez le dentiste ! ». Oui, je l’ai déjà dit, j’adore l’humour québécois !
 

Ensuite, j’achète un billet aller-retour pour ma prochaine étape, Rivière-du-Loup. Le départ est prévu pour lundi après-midi, avec Orléans-Express : un billet à jour et à horaire fixe, l’aller-retour coûtant un peu moins de 90 dollars.
 

Il est temps maintenant de remonter vers l’hôtel, le même que la semaine dernière, l’hôtel Château-Fleur-de-lys, avenue Sainte-Geneviève, derrière le Château Frontenac. La chambre est déjà prête, et je peux m’installer. Mais, disons-le tout de suite, j’apprécierai moins ce séjour que le précédent : certes, l’hôtel est bien situé ; certes, les propriétaires et les réceptionnistes donnent de bons conseils ; mais quatre jours de fuite de la chasse d’eau dans la salle de bain, il y a plus agréable… Et personne ne semble considérer que c’est un problème : je n’ai qu’à avoir le sommeil moins léger ou à fermer l’arrivée d’eau ! Cela m’apprendra à séjourner à Québec dans un hôtel…. qui n’est pas tenu par des Québécois !
 

Bon, il n’est pas question que ce problème gâche un séjour dans une aussi belle ville ! La semaine dernière, j’avais repéré dans le hall de l’hôtel un prospectus sur une excursion proposée à l’île d’Orléans. J’aurais préféré prendre les transports en commun mais la seule possibilité que j’avais trouvée (PLUMobile) ne me convenait pas du tout pour les horaires. Je prends donc mes dispositions pour réserver l’excursion pour demain matin. Et ensuite, je pars à la redécouverte de Québec.
 

J’avais déjà passé cinq jours dans la ville pendant l’été 2014. Cette fois-ci, mes visites se feront donc au gré de mes envies. Et ma première envie, c’est de visiter de nouveau l’Assemblée Nationale du Québec. Visiblement , le bâtiment est en cours de rénovation. Donc pas de photo extérieure cette année : je vais tout de suite chercher le carton gratuit pour la prochaine visite en français et, après un petit tour sur la Grande Allée et un passage par la sécurité, je vais m’installer un moment au frais dans la salle d’attente.  Quant à la visite, je l’ai trouvée encore plus intéressante que la dernière fois !
 

Les vitraux représentant le départ de Normandie de Champlain et son arrivée en Amérique:
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 La salle de l’Assemblée où la majorité siège toujours à droite, l’opposition à gauche, et les invités dans les tribunes au-dessus, face à leur parti:
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N’oublions pas le restaurant d’où s’échappent de bonnes odeurs. J’aurais dû réserver une table, puisque tout le monde a le droit d’y manger !
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Et enfin, un passage à la boutique où je m’achète un stylo et un « aimant », tout en discutant avec la vendeuse de la symbolique respective de la fleur de lys en France et au Québec. Je m’apercevrai plus tard qu’elle m’a offert une carte postale représentant le bâtiment sous la neige…
 

En ressortant, je reprends la Grande Allée jusqu’au niveau du Musée des Beaux-Arts avant de regagner la rue Saint-Jean pour repartir vers le Vieux Québec. Il est temps de faire une pause : il fait de plus en plus chaud, et surtout, il est déjà 16 heures et je n’ai pas encore « dîné ». Autant dire que je meurs de faim et que l’excellent sandwich dévoré « Chez Paillard » est le bienvenu !
 

Et je passe la fin de la journée à parcourir le Vieux Québec, en marchant au hasard là où me mènent mes pas, dans la basse ville comme dans la haute ville.  Je ne prends pas de photo, préférant aujourd’hui me « réapproprier » tranquillement les lieux.

À suivre....




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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:31

J 13. Vendredi 5 août : île d’Orléans-Québec.

 

L’île d’Orléans, pour moi, c’est « l’île de Gabrielle ». Ceux qui ont lu Gabrielle, le premier tome de la trilogie Le goût du bonheur, œuvre de Marie Laberge, me comprendront… Il y a deux ans, je n’étais allée qu’à la chocolaterie de Sainte-Pétronille : autant dire que, ce matin, j’attends le départ avec impatience !
 

9h45 : le bus de Québec Bus Tours arrive juste à l’heure devant le Château Frontenac. Moi qui n’aime pas vraiment les groupes, je suis tout de suite rassurée : ce sera presque un tour privé puisqu’il n’y aura que deux autres personnes, que nous allons récupérer dans un hôtel à l’extérieur de la ville. Ce sont de jeunes mariés en voyages de noces, heureux pour l’occasion de s’éloigner un peu de leurs deux garçons. Ils viennent de l’Ontario et c’est un couple « mixte » : Monsieur est francophone (je ne savais pas qu’il y avait des francophones en Ontario !), Madame est anglophone et leurs enfants bilingues. Bon, je nuance un peu : Monsieur parle aussi parfaitement l’anglais et Madame comprend un peu le français.
 

Ce tour, qui coûte environ 45 dollars, est axé sur la découverte des saveurs.
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Beaucoup d’excellents produits à goûter donc. Ce que je préfère : les confitures et les « concoctions » de fraises, de framboises et de bleuets, les produits à base de cassis et, bien sûr, les produits de l’érable… Mes compagnons de voyage repartiront avec une foule d’achats. Pour moi, ce sera une délicieuse « concotion » de fraises de l’île d’Orléans, un sachet de bonbons à l’érable et un « aimant » représentant des feuilles… d’érable, évidemment ! Et pour ceux qui, comme moi, ne connaissaient pas le terme, une « concoction » est une sorte de confiture avec moins de sucre.
 

En tout cas, je n’ai pas vu passer les trois heures : les jeunes mariés sont sympathiques, le chauffeur, Jack, aussi, et ses explications intéressantes. Je commence à m’y reconnaître un peu mieux dans les trois périodes de l’histoire du Québec : la période française (jusqu’au traité de Paris en 1763), la période anglaise, et enfin la période canadienne à partir de 1867. Je commence aussi à m’instruire sur les différentes populations autochtones : les Hurons alliés des Français, et leurs adversaires, les Iroquois, alliés des Anglais. J’ai peut-être même envie d’aller faire un tour dans le village huron de Wendake.
 

Et puis, on vient parfois de très loin pour se rendre  dans l’île d’Orléans, plus loin même que tout ce que j'aurais pu imaginer. Dans l’une des boutiques,  est affichée une grande carte du monde avec des épingles sur les villes et pays d’origine des  visiteurs : eh bien ! il y a même une épingle plantée sur l’emplacement de … la Mongolie !
 

Il faut dire que les maisons et les paysages sont magnifiques !
 

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Il paraît que Jacques Cartier avait surnommé cette île « l’île de Bacchus »:
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Il est environ 13 heures lorsque le bus me ramène au point de départ, devant le Château Frontenac. Il est temps pour moi d’aller « dîner » à l’Improviste, rue des Jardins, le restaurant qui, en 2014, m’avait permis de découvrir le « pouding au chômeur ». C’est un très bon dessert mais, si vous ne connaissez pas, je vous conseille un repas très léger avant ! Et même dans ce cas, je vous garantis que vous n’aurez quasiment plus faim jusqu’au lendemain matin !
 

Après une petite pause à l’hôtel et un détour par l’Office du tourisme pour me renseigner sur la navette qui pourrait me permettre d’aller à Wendake, je me dirige vers la basse ville, de laquelle on peut admirer le Château Frontenac en contre-plongée.
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 Je me promène longuement dans le Marché du Vieux-Port : c’est un endroit que j’aime beaucoup… et les bleuets sont bien tentants !
 

Un petit tour ensuite dans les boutiques de la rue du Petit-Champlain, avant de remonter vers la haute ville pour aller jeter un coup d’œil sur les fêtes de la Nouvelle France, près de la porte Saint-Jean.
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Comme prévu, je n’ai pas faim pour le souper : je me contente donc des bleuets achetés au Marché du Vieux-Port, et je les savoure sur la terrasse Dufferrin face au Saint-Laurent… et à l’île d’Orléans.
 


Enfin, je ne les savoure pas très longtemps… Quelques gouttes de pluie me poussent très vite à rentrer à l’hôtel ! Quelques gouttes de pluie : les premières… et pas les dernières, loin s’en faut ! Il est environ 23h30 lorsqu’éclate un orage très violent, avec éclairs, tonnerre et trombes d’eau. Je n’ai jamais aimé les orages : espérons que les fenêtres sont bien étanches, la chaîne météo n’annonçant une accalmie que pour une heure du matin…

À suivre...


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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:32

J 14. Samedi 6 août : Québec.

 

Après la pluie, le beau temps ! Ce matin, le ciel est bleu et le soleil brille sur Québec. De toutes façons, comme me le dit l’un des propriétaires de l’hôtel, il n’y a plus d’eau dans le ciel…
 

Aujourd’hui, j’ai choisi de visiter le Musée des Beaux-Arts, dont un des pavillons a ouvert très récemment, au mois de juin. J’avais un moment envisagé de retourner au Musée de la civilisation, que je connais déjà, mais finalement, j’ai préféré le plaisir de la découverte.
 

Une agréable promenade d’une trentaine de minutes, à travers le Parc des Champs-de-Bataille, me conduit jusqu’à l’entrée du Musée qui vient juste d’ouvrir, à 10 heures.
 

J’avoue que je ne suis pas toujours attirée par l’art moderne ou par l’art contemporain, mais j’apprécie beaucoup cette visite, dans un espace très bien aménagé.
 

Impressionnants d’abord, les cachots des prisonniers, conservés dans le pavillon Charles Baillargé, qui fut pendant près d’un siècle l’ancienne prison de Québec.
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Et voici  mes œuvres préférées.
Des sculptures minatures, dans une salle consacrée à l’art inuit:

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Parmi ces sculptures, une Nativité:
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La Fête-Dieu à Québec, de Jean-Paul Lemieux (1944):
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Le Jardin bleu d’Alfred Pellan (1958) :

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Parade, de Claudie Gagnon (2001), une composition inspirée par le Petit Poucet, de Charles Perrault:
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Transition toute trouvée: il est l’heure d’aller manger ! Je me rends rue Cartier, tout près, dans un salon de thé appelé le Picardie. À recommander !  Les sandwichs et les gâteaux sont excellents et les serveuses très sympathiques.
 

Retour par une rue que j’aime beaucoup, la rue Saint-Jean « hors les murs », jusqu’à la place d’Youville. Mon objectif : le bus qui me permettra de me rendre à l’Aquarium du Québec, le bus n° 25.  J’achète des tickets dans une Tabagie et, coup de chance, le bus part quelques minutes plus tard, un peu avant 14 heures. Ouf ! le samedi, c’est seulement toutes les heures…
 

Le chauffeur m’indique que je dois descendre à l’arrêt Des Hôtels et que les arrêts sont annoncés par haut-parleur et sur un écran : très simple donc.
 

Le trajet en bus est assez long, mais ensuite, l’Aquarium n’est qu’à une dizaine de minutes de marche. Il suffit de suivre les panneaux… mais au début, il faut les contourner pour les lire : ils sont placés à l’envers pour les visiteurs arrivant de Québec !
 

Le site lui-même est composé de deux pavillons (Pavillon des profondeurs, Pavillon des eaux douces et salées) et de sentiers extérieurs, dont le sentier des mammifères marins.
 

Dans les pavillons, il y a trop de monde à mon goût : j’aurais peut-être mieux fait de ne pas venir un samedi…
 

J’évite soigneusement le coin des reptiles (j’ai vraiment horreur de ces bêtes-là !) et je me concentre sur le très bel aquarium où des poissons multicolores nagent autour des coraux. Une petite « séquence-nostalgie », qui me rappelle ma visite de l’aquarium de Sydney il y a quelques années:
 
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Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, ce sont les sentiers extérieurs, avec différents mammifères, marins ou non.
Les phoques du Groënland :

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Les phoques communs : j'arrive juste à temps pour le spectacle!
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Les renards arctiques :
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Les ours blancs:
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Les membres du personnels sont toujours prêts à donner des explications : je n’aurais jamais cru par exemple que les renards mangeaient des baies…
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Ou pas?
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Que dire d'autre? Ah oui! Contrairement aux apparences, nous ne sommes pas à Giverny!
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En tout cas,  je ne regrette pas du tout ma visite : j’ai passé un très bon après-midi. Il ne me reste plus qu’à remonter la pente (plutôt abrupte) vers l’arrêt de bus … et à me dépêcher. Je vois d’autres personnes qui attendent et je n’ai pas du tout envie de voir le bus me passer sous le nez : il me faudrait attendre  le suivant pendant une heure, et il n’y a pas un coin d’ombre !
 

Mais non, le « timing » est parfait. Dix minutes plus tard, le bus n° 25  arrive et me reconduit sur la place d’Youville.
 

Après un moment de pause à l’hôtel et un détour par l’Office de tourisme (j’hésite encore sur mon programme de demain),  je repars me promener dans la ville haute.
 

Hier, c’était « l’île de Gabrielle » ; aujourd’hui, c’est l’école de sa fille Adélaïde, toujours dans la trilogie de Marie Laberge, Le goût du bonheur:
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Un tour dans les magasins, un souper chez Paillard (une excellente adresse !) et je termine la soirée par ma promenade rituelle sur la terrasse Dufferin, pour contempler les lumières sur le Saint-Laurent et sur le Château Frontenac.
 

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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:33

J 15. Dimanche 7 août : Wendake-Québec.

 
J’ai beaucoup hésité sur le programme de la journée : retourner à la Chute Montmorency, que j’avais bien aimée il y a deux ans, ou bien découvrir Wendake ? Pour Wendake, je suis même allée me renseigner deux fois à l’Office du Tourisme, d’abord sur la navette, ensuite sur les forfaits proposés.
 

Finalement, ma décision est prise : après le petit déjeuner, je vais acheter mon billet pour la navette de 9h30, qui part de la place d’Armes en direction de Wendake. L’aller-retour coûte 15 dollars. Quant au choix des visites, je verrai sur place.
 

Je suis seule dans le bus, ce qui me permet d’engager la conversation avec le chauffeur, très sympathique. Coïncidence : il travaillait auparavant pour la compagnie qui organise le tour de l’île d’Orléans que j’ai effectué avant-hier.
 

Pour la première navette du matin, le terminus est situé devant l’Hôtel-Musée Premières Nations, à une vingtaine de minutes de marche du village traditionnel Wendat-Huron. Je commence donc par la visite du Musée, une visite guidée qui inclut aussi celle de la Maison Longue, juste à côté.
 

Le commentaire est intéressant : je découvre par exemple que les Français avaient choisi le nom de Hurons pour le peuple Wendat parce qu’ils trouvaient que leur coiffure, rasée sur les côtés, ressemblait à celle d’une hure de sangliers...
 

Après le Musée, nous visitons la Maison Longue, qui peut accueillir des visiteurs pour la nuit. Des lits superposés, des fourrures, des foyers au milieu : je ne suis pas très tentée ! Et puis, il y a maintenant trop de monde pour que je puisse prendre des photos : je me rattraperai tout à l’heure au village.
 

En tout cas, j’apprends que chaque maison est réservée à un clan (une famille), dirigé par la mère du clan, la grand-mère. Ce sont même ces  mères de clan  qui nomment ou destituent les chefs politiques ! Une société matriarcale donc, et matrilinéaire, puisque c’est la mère qui transmet le nom. Et le nouveau marié vient habiter dans la famille de sa femme…
 

Ce sont aussi les femmes qui s’occupent de la cueillette des baies et de la culture des terres. Haricots, maïs, courges, ce sont les trois produits principaux, qu’on appelle « les trois sœurs ». Quant aux hommes, ils chassent et ils pêchent.
 

Lorsque la visite s’achève à la sortie de la Maison Longue, je regrette presque de ne pas avoir pris le « forfait découverte » pour continuer avec le même guide. Tant pis !
 

Je vais donc me renseigner au bureau touristique de l’hôtel sur le trajet à suivre pour me rendre au site traditionnel Wendat-Huron. C’est très simple : il suffit de suivre « le tracé des pattes d’ours », imprimées sur le sol. Comme prévu, le trajet dure une vingtaine de minutes, mais il n’est pas des plus agréables : une route nationale, au milieu de lotissements, avec la pluie qui menace…
 

 Heureusement, l’averse attendra que j’arrive pour se mettre à tomber ! Cette fois encore, je choisis de prendre la visite guidée qui commence une dizaine de minutes plus tard. C’est parfait : le soleil a juste le temps de revenir !
 

La guide est une jeune étudiante prénommée Kim (j’ai oublié son nom Wendat), habillée en costume traditionnel. Elle joue un peu trop à la « gentille organisatrice », et le bref spectacle de danse au début de la visite ne me convainc pas vraiment. D’ailleurs, les danseurs n’ont pas l’air plus convaincus que moi …
 
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En revanche, les commentaires ne manquent pas d’intérêt. Et, une fois le tour terminé, je peux tranquillement me promener pour faire des photos sans être gênée par la foule.
 

La Maison Longue:

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Il y a trois foyers : donc trois familles. Et vous comprenez sans doute pourquoi l'hébergement dans la Maison Longue près du Musée ne me tentait pas ...
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La hutte de sudation:
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Il paraît qu’en cas de conflit (intérieur ou extérieur), les chefs politiques s’entassaient nus dans cette hutte jusqu’à ce qu’ils aient trouvé une solution !
 

Le « fumoir » pour fumer les viandes et les poissons :
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Le « séchoir »,  toujours pour les viandes et les poissons:
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Un inukshuk en pierre (le mot signifie « celui qui ressemble à une personne »).
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Les inukshuiit, alignés en entonnoirs, permettaient aux femmes de rabattre le gibier vers les chasseurs qui les attendaient, armés d’arcs et de flèches. Aujourd’hui, les inukshuiit sont surtout utilisés comme points de repère, sur les collines.
 

Et enfin, la cabane du médecin, avec des masques sacrés qu’il est interdit de photographier et qui étaient destinés à faire peur aux mauvais esprits.
 

Un sandwich, quelques cartes postales à la boutique-souvenir et je reprends le bus en direction de Québec. À 14h15, la navette part du site traditionnel et non de l’Hôtel-Musée, ce qui m’évite le trajet à pied à travers le lotissement.
 

Et c’est le retour en ville… pour aller goûter chez Paillard (oui, encore !) et me reposer un  moment à l’hôtel.
 

Je repars vers 18 heures pour un petit tour en ville. Enfin, plus exactement, j’essaie d’échapper aux averses qui se succèdent trop rapidement à mon goût. Mais au moins, cela me permet de discuter avec un couple de Français, pendant que nous nous abritons tant bien que mal près d’une tabagie de la rue Saint-Jean : merci à Monsieur qui ne trouve pas étrange que je voyage seule !
Entre deux averses, la basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec:
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Un « wrap à la grecque » chez Tim Horton : mangeable, mais sans plus. Il est vrai qu’on est loin de la  Grèce !
 

Et bien sûr un tour sur la terrasse Dufferin, détrempée par la pluie, tandis que des nuages roses flottent dans le ciel au-dessus du Château Frontenac et du Saint-Laurent.
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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:35

J 16. Lundi 8 août : Québec - Notre-Dame-du-Portage.

 
Ce matin, je fais tranquillement mes bagages avant de me diriger vers la librairie Pantoute (il faut que je commence à renouveler mon stock de romans québécois !) puis vers la gare du Palais. Repas rapide au buffet et je monte dans le bus Orléans-Express qui part à 13h30 pour Rivière-du-Loup.
Le système est le même que celui que j’avais constaté il y a quelques jours avec Intercar. Comme il y a beaucoup de monde, le bus est doublé. Celui où je suis ne doit desservir que Sainte-Foy, Rivière-du-Loup et Rimouski, tandis qu’un deuxième bus, lui, s’arrête à toutes les stations. Résultat : c’est avec une bonne demi-heure d’avance que j’arrive à Rivière-du-Loup...
 

Pourquoi Rivière-du-Loup ? En préparant mon voyage, j’avais été séduite par les couchers de soleil dans le Bas-Saint-Laurent, et j’avais cherché un endroit tranquille pour me « poser » deux jours face au fleuve. Ne rien faire et contempler le Saint-Laurent : un très bon programme selon moi !
 

Mon choix s’était donc porté sur un gîte à Notre-Dame-du-Portage. Certes, il n’y avait pas de moyen de transport en commun pour arriver jusque-là, mais comme ce n’était qu’à cinq kilomètres de la ville de Rivière-du-Loup, desservie, elle, par Orléans Express, je m’étais dit que je trouverais facilement un taxi à la gare.
 

Enfin, c’est ce que je m’étais dit depuis la France ! Mais, après avoir fait l’expérience des bus québécois et de leurs arrêts parfois situés au milieu de nulle part, j’avais commencé à me méfier …
 

Il y a quelques jours, j’ai donc vérifié l’endroit où se trouvait l’arrêt de bus de Rivière-du-Loup. Eh bien !  Dans une station-service et non en centre-ville. .. Il valait mieux vérifier !
 

J’ai donc pris mes précautions en écrivant à la propriétaire du gîte pour lui demander si j’avais une chance de trouver un taxi en descendant du bus.
 

Réponse immédiate : le plus simple, c’est que son mari aille me chercher ! Et puis, si cela peut me rendre service, il peut aussi faire un détour par le supermarché pour me permettre de faire quelques courses, puisqu’il n’y a pas de magasin dans le village de Notre-Dame-du-Portage…
 

Vous vous rappelez peut-être qu’en quittant Tadoussac, j’avais décerné la palme de l’hospitalité québécoise à la patronne de la Maison Gagné, tout en annonçant un futur ex æquo. Eh bien ! Vous en doutez, les ex æquo, les voici : Francine et Colbert, propriétaires du gîte Chute Couette et Café, à Notre-Dame-du-Portage !
 

C’est donc, je le disais, avec une demi-heure d’avance que j’arrive dans la station-service qui fait office de gare d’autocars à Rivière-du-Loup. Quant au bus, il ne repart pas… Problème à un pneu, visiblement ! C’est l’omnibus qui arrive, lui, à l’heure prévue (16h40) qui doit récupérer tous les passagers pour Rimouski.
 

La présence des deux bus provoque d’ailleurs un quiproquo : Colbert attendait que je descende … du deuxième bus ! Bon, nous finissons quand même par nous retrouver et nous faisons le détour prévu par le supermarché, avant de gagner le gîte Chute Couette et Café, juste en face du Saint-Laurent.
 

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J’ai réservé une chambre avec salle de bain privée et vue sur le fleuve, une très jolie chambre baptisée la Romantique:
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Je m’installe, je range mes provisions dans le petit réfrigérateur placé à l’extérieur de la chambre, pour éviter que le bruit puisse causer le moindre dérangement pendant la nuit. Décidément, j’ai choisi le bon endroit pour faire une halte au calme !
 

Un petit tour sur la plage:
 

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Et je remonte m’installer avec mon pique-nique sur la terrasse du gîte, au premier étage, face au Saint-Laurent, pour admirer le coucher du soleil.
 

J’y retrouve d’autres hôtes de Francine et Colbert : un couple originaire de l’Ontario (la dame, d’origine française, essaie de parler la langue de sa mère et n’y réussit pas trop mal) et une avocate à la retraite venant de Québec. Et même Colbert vient assister au spectacle : il ne s’en lasse pas.. et je le comprends !
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Et, même lorsque le soleil a disparu derrière les collines de Charlevoix, le ciel continue à prendre des couleurs d’une incroyable beauté.
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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:36

J 17. Mardi 9 août : Notre-Dame-du-Portage.

 
Ce matin, le déjeuner a été exceptionnel, non seulement par la qualité du repas (de délicieuses crêpes aux fruits, et un non moins délicieux pain doré au sirop d’érable) mais aussi et surtout par l’ambiance. Tout le monde, y compris nos hôtes, est installé à la grande table de la cuisine, ce qui permet à la conversation d’être générale. On se sent en famille ! Un peu comme quand on traîne à table le dimanche matin en bavardant et en prenant son temps…
 

En même temps, c’est l’occasion pour moi d’apprendre quelques nouveaux mots québécois (cretons, balloney, œuf en miroir), et de m’instruire sur le gîte et son histoire.
Par exemple, ma chambre s’appelle « la Romantique », parce que ses premiers occupants ont été des jeunes mariés. La chambre voisine, « Symphonie », doit son nom à un enfant virtuose qui y a séjourné avec ses parents. Et le nom était amplement mérité, puisque cette chambre a ensuite abrité un ronfleur qu’on entendait depuis le premier étage ! Autre anecdote : une dame âgée, en retournant se coucher, s’est un jour trompée de chambre ! Elle devait être somnambule parce qu’elle ne s’est même pas réveillée quand le jeune couple qu’elle avait dérangé l’a ramenée chez elle…
 

Bref, il n’est pas loin de 10 heures lorsque je quitte la table pour aller me promener le long du Saint-Laurent.
 

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Quelques belles maisons:

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Elles ont parfois de jolis noms. Celle-ci, c'est « Mer-veille » :
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Et maintenant, voici « La p’tite maison bleue »:
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Et j’arrive sur « le quai », au bout duquel je m’installe un long moment sur un banc face au large pour regarder le fleuve : c’est exactement ce que je suis venue chercher pendant ces deux jours de pause au bord du Saint-Laurent…

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Ce n’est donc pas un hasard si, en fin d’après-midi,  je retourne m’asseoir sur le même banc pour manger mon pique-nique. Les lumières changent sur les eaux du fleuve, le soleil commence à se coucher et la vue est sublime. 
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Tiens, même les oiseaux sont en contemplation !
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Et en reprenant le chemin du retour, je n’en crois pas mes yeux : plusieurs personnes sont en train de se baigner dans le Saint-Laurent ! Rien qu’en les regardant, j’ai froid ! Il faut dire que je suis méditerranéenne d’origine.
 

Et je retourne contempler le coucher du soleil depuis la terrasse du gîte, en compagnie, comme hier soir, de l’avocate retraitée venant de Québec.
 En tout cas, c’est certain : les couchers de soleil dans le Bas-Saint-Laurent méritent bien leur réputation ! Pour ma part, je ne me lasse pas d’admirer leurs couleurs….
 

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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:37

J 18. Mercredi 10 août : Notre-Dame-du-Portage – Québec.

 

 

C’est à regret que je vais quitter Francine et Colbert : un accueil exceptionnel, une jolie chambre, un lit confortable et un calme absolu. Quant au petit déjeuner, il est toujours aussi bon : aujourd’hui, yaourt, céréales, fruits, œufs et toasts ;  j’en profite pour goûter les cretons, faits maison. J’aime beaucoup !
 

Plusieurs nouveaux visiteurs sont arrivés hier soir : un couple de Niçois, une famille de la région parisienne et une dame venant de l’Ontario. Eh bien ! J’ai brusquement l’impression de toucher du doigt le problème linguistique du Québec : il suffit d’une seule anglophone pour obliger toute une tablée de francophones à parler anglais…J’en suis capable, certes, mais je me dis quand même que, si j’avais voulu parler anglais pendant mes vacances, je n’aurais pas choisi le Québec comme destination !
 

9h : Colbert me reconduit à l’arrêt des autocars. Mais d’abord, j’ai droit au cadeau offert à tous les hôtes pour les vingt ans d’ouverture du gîte : un sac aux couleurs de « Chute Couette et Café ». Et, dans la voiture, lorsque Colbert me demande si j’ai apprécié mon séjour à Notre-Dame-du-Portage, c’est avec la plus grande sincérité que je lui réponds oui….
 

9h40 : le bus (plein) d’Orléans-Express part en direction de Sainte-Foy et de Québec. Presque tout le monde débarque à Sainte-Foy, avec transfert possible pour Montréal. J’aurais pu choisir cette solution mais, encore une fois, je n’avais pas envie de passer la journée dans le bus. J’ai donc préféré faire de nouveau étape à Québec : un après-midi agréable en perspective au lieu de trois heures de bus !
 

12 h : avec plus d’une demi-heure d’avance, le bus arrive à la gare du Palais. Je suppose que le deuxième bus, parti en même temps mais desservant tous les arrêts, arrivera, lui, à l’heure prévue, 12h40.
 

Un déjeuner rapide au Café de la gare (je vais finir par demander s’il y a une carte de fidélité !) et je me mets en route vers l’hôtel où j’ai réservé une chambre, l’ex-Auberge du Quartier, rebaptisée  HCT3L Art de vivre : oui, je sais, ce n’est pas très facile à prononcer ! Mon objectif était juste de tester pour une nuit un nouvel hôtel, mais je dois dire qu’après les problèmes de fuite d’eau subis la semaine dernière, je suis assez contente de ne pas retourner à l’Hôtel Château Fleur de Lys !
 

Je sors donc de la gare pour me diriger vers un arrêt de bus : l’avocate rencontrée à Notre-Dame-du-Portage m’a en effet indiqué où trouver l’arrêt du 21 en direction de la place d’Youville. Cela m’évitera les rues en pente, et ensuite, j’ai prévu de continuer à pied en suivant la Grande Allée…  Enfin, c’est ce que j’ai prévu : les irrégularités des bus québécois en décideront autrement !
 

Je me poste à l’arrêt du 21.  Un panneau indique que cet arrêt n’est pas desservi entre 15h et 18h, mais comme il n’est pas encore 14h, j’attends, j’attends … et j’attends toujours ! Rien,  malgré les heures de passage affichées sur le panneau. J’essaie  de trouver un autre arrêt, en vain … et je finis par partir à pied.
 

Et, comme par hasard,  je suis presque arrivée en haut de la côte du Palais … quand je me fais doubler par le bus 21 : j’aimerais bien savoir d’où il vient, celui-là, d’autant plus qu’il commence à faire très chaud !
 

Et puisque j’ai commencé à pied, je finirai en bus : place d’Youville, je trouve le 11 qui m’amène en face du Musée des Beaux-Arts, juste devant la porte de l’hôtel, où je suis accueillie….par un énorme chien, qui porte un joli foulard rouge autour du cou et qui est couché juste devant la réception !
 

Un employé le fait passer derrière le comptoir, après m’avoir demandé (en anglais, c’est la journée !) si le chien me gêne. C’est juste que je préfère ne pas devoir lui marcher dessus pour accéder au comptoir !
 

Check-in accompli, clé et bon de petit déjeuner en main, je me dirige vers ma chambre au bout du couloir du rez-de-chaussée. Comme elle est tout au fond, je ne devrais pas trop entendre les bruits de la salle à manger. Le lit a l’air confortable, mais il est bizarrement perché au milieu d’une estrade : il va falloir faire attention à ne pas tomber !
 

Cet après-midi, ce sera donc promenade et magasinage… sous une chaleur étouffante ! À la librairie Pantoute, j’achète des poèmes d’Émile Nelligan (le vendeur m’explique qu’il faut prononcer le nom à la française parce que ce poète détestait son père anglophone). Pour les Français qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’un poète québécois dont les textes ont parfois des accents baudelairiens.
 

Un petit tour pour dire « au revoir » à la terrasse Dufferin : un œil sur le fleuve, l’autre sur le château ! Et finalement, alors que j’avais vérifié les horaires du 11, je décide de rentrer à pied, à la fraîche. C’est quand même long ! La partie « cafés-restaurants » de la Grande Allée ne m’inspire toujours pas ; ensuite il y a de belles maisons, mais ce que je préfère, c’est la rue Cartier et ses boutiques.  
 

Demain, retour à Montréal : je sens la fin des vacances approcher, et je suis déjà nostalgique…

À suivre.....








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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:39

J 19. Jeudi 11 août : Québec-Montréal.

 
Le lit était très confortable mais en me réveillant, j’ai oublié qu’il était placé au beau milieu d’une estrade ! Résultat :  j’ai bien failli manquer la marche ! Ouf ! Je me suis rattrapée à temps ! Mais, pour quelqu’un d’à moitié réveillé, je dois dire que c’est quand même assez dangereux…
 

Le petit déjeuner, lui, est très bon, même s’il n’a rien à voir, bien sûr, avec les repas cuisinés par Francine et Colbert : je crois que j’ai pris de mauvaises habitudes à Notre-Dame-du-Portage ! En tout cas, une mention spéciale pour le serveur, Pierre, très attentionné …. et surtout intarissable sur l’histoire de la ville de Québec !
 

En fait, si j’essaie de faire le bilan sur l’hôtel HCT3L Art de vivre, je pense que ce qui m’a gênée, c’est son emplacement. C’est totalement subjectif, j’en suis consciente, mais il est un peu trop excentré pour mon goût. C’est sans doute, vous l’aurez compris, parce que j’aime bien finir mes soirées sur la terrasse Dufferin, pour regarder les lumières changer peu à peu sur les eaux du Saint-Laurent et sur le Château Frontenac…
 

Quoi qu’il en soit, il est temps de préparer mes bagages pour rentrer à Montréal. J’avais eu l’intention d’aller en bus jusqu’à la gare du Palais, mais pendant que je faisais le check-out, j’ai vu passer le bus devant l’hôtel. Bon, inutile d’attendre une demi-heure le suivant ! Je pars à pied vers la place d’Youville (25 minutes) puis vers la gare : en tout, je vais quand même mettre presque une heure ! Mais pourquoi n’ai-je pas fait appeler un taxi ?
 

Rapide en-cas au Café de la gare (oui, encore !). J’ai déjà mon billet pour Montréal, puisque j’avais acheté un aller-retour au début de mon voyage, mais je vais au guichet pour l’échanger (sans frais) et partir une heure plus tôt.
 

 12h30 : le Montréal-Express (bondé !) part pour Montréal, où il arrive à 15h15, avec une bonne demi-heure d’avance.
 

Quelques minutes plus tard, je retrouve, à deux pas de la gare des autocars, ma chambre du Jardin d’Antoine, au 2024 rue Saint-Denis. C’est la chambre où j’étais restée une semaine en 2014 : j’ai presque l’impression de rentrer à la maison ! Un regret quand même : le système de climatisation n’a pas été changé…
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Je retrouve mes habitudes, j’installe mes affaires et je pars me promener dans Montréal, munie d’une carte de métro de 24 heures.
 

D’abord direction Montmorency jusqu’à la station Jean Talon, pour faire un petit tour dans le marché du même nom. Malheureusement, beaucoup d’étals sont en train de fermer : il n’est pourtant que 18h30 et aujourd’hui, le marché devait être ouvert jusqu’à 20 heures…
 

Tant pis ! Ce n’est pas grave ! Je reprends le métro jusqu’à la place d’Armes pour aller marcher sur les quais : il y a un monde fou à cause de je ne sais plus quelle festivité, mais je trouve un endroit plus calme vers la Tour de l’Horloge. En tout cas, j’apprécie beaucoup la promenade, avec la nuit qui commence à tomber sur le fleuve et sur le pont Jacques-Cartier. 
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Je m’arrête aussi dans quelques boutiques de la rue Notre-Dame, avant de terminer la soirée en allant admirer les illuminations de la basilique.
 

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Message par Eleni13 Mar 14 Déc 2021 - 11:40

J. 20. Vendredi 12 août : Montréal.

 

Savez-vous ce qui est plus pénible que le bruit de la climatisation de sa propre chambre ? Le bruit de la climatisation de la chambre voisine, bien sûr ! Après tout, dans sa chambre, il suffit d’appuyer sur le bouton d’arrêt pour être au calme, surtout quand il ne fait pas trop chaud. Mais pour les voisins, on ne peut absolument rien faire !
 

Aujourd’hui, je dois retrouver un ami qui est arrivé hier soir de Paris : il commence ses vacances au Québec, au moment où je termine les miennes : il en a de la chance ! Je repars lundi et je serais bien restée plus longtemps !
 

Nous avons rendez-vous à 9 heures devant la basilique Notre-Dame. Le temps est gris ce matin, et la météo prévoit de la pluie pour toute la journée.
 

J’avais prévu de faire le trajet à pied, mais quelques minutes après mon départ de l’hôtel, la pluie commence à tomber, juste au moment où j’arrive au niveau de la station de métro Berri-UQAM. Par prudence, je décide donc de prendre le métro. C’était une bonne idée ! Quand je sors près de la place d’Armes, il pleut des cordes, à tel point que j’attends un moment à l’abri que l’averse se calme, avant de rejoindre François devant la basilique.
 

Et maintenant, que faire par ce temps pourri ? Un musée ? Nous avions plutôt envie de nous promener pour profiter de Montréal… Heureusement, le temps de faire un détour par l’ATM le plus proche, le temps pour François d’acheter un parapluie … et la pluie s’arrête ! C’est l’effet magique de ce que nous appelons maintenant « le parapluie de chez Jean Coutu » !  
 

D’un commun accord, nous décidons donc de tenter une promenade vers le Mont Royal : si le déluge recommence, il sera toujours temps d’aviser.
 

Métro jusqu’à la station Mont-Royal, et le reste à pied : eh bien, le Mont Royal, comme son nom l’indique, ça monte ! Entre les sentiers et les escaliers, nous avons dû faire une dizaine de kilomètres. Il y a deux ans, pour ma première découverte, j’avais été beaucoup plus paresseuse et j’étais montée en bus…
 

Mais l’avantage de la météo d’aujourd’hui, c’est qu’il ne fait pas trop chaud. Et le parapluie soigneusement rangé dans le sac à dos de François continue à produire son effet magique : toujours pas de pluie !  Juste des nuages au-dessus du Stade Olympique de Montréal…
 


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Vers 13 heures, nous nous arrêtons au restaurant du Lac aux Castors pour un rapide dîner : c’est l’occasion pour moi de goûter un plat de « smoked meat », et surtout de voir enfin le lac : en 2014, il était en travaux.
 

En revanche, pas un castor en vue ! Ou alors, ils ont beaucoup changé :
 

 Le Québec en transports en commun  191-p112



Là non plus, ce n'est pas un castor!
Le Québec en transports en commun  192-p113
Et nous montons dans le bus n° 11 pour rentrer. Tiens ! La Côte-des-Neiges ! Nous avons dû nous tromper de sens… Il ne nous reste plus qu’à remonter dans le bus pour repartir dans la bonne direction, vers le métro Mont-Royal, puis à regagner en métro les environs de la Place d’Armes.
 

François, qui doit rejoindre des amis québécois près de Longueuil, va récupérer sa valise à son hôtel, tandis que je vais faire un tour dans les boutiques du Complexe Desjardins, puis dans la librairie Archambault de la rue Sainte-Catherine pour compléter ma collection de livres québécois : aujourd’hui, ce sera Les aurores montréales de Monique Proulx.
 

Et, sous la pluie qui commence à tomber, je rentre à l’hôtel pour une soirée tranquille…

À suivre...


Dernière édition par Eleni13 le Mar 14 Déc 2021 - 12:02, édité 1 fois
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